RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

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Tomates, courgettes, poivrons, pêches, prunes, abricots, agrumes et mangues entre autres, plus de 500 plantes sont susceptibles d'être attaquées par la mouche orientale des fruits. L'ANSES a publié un rapport concernant la probabilité d’introduction de "Bactrocera dorsalis" en France métropolitaine.

La Corse est en alerte face à une nouvelle menace qui pèse sur ses fruits et légumes : la mouche orientale des fruits. Ce ravageur redouté, originaire d’Asie, a le potentiel de détruire jusqu’à 100% des cultures, mettant en péril plus de 500 espèces de plantes. Détectée aux points d’entrée des marchandises en Europe, et avec des foyers d’infestation déjà signalés en Italie voisine, la situation requiert une vigilance accrue.

Renforcer les contrôles
Le 28 mars dernier, l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'Environnement et du Travail) a publié un rapport alarmant sur la probabilité d’introduction de ce fléau en France métropolitaine ; et en particulier au niveau de la ceinture méditerranéenne de basse altitude, c'est-à-dire les régions PACA, Occitanie et Corse. L'organisme recommande aux autorités de renforcer les contrôles concernant les fruits à plus haut risque (mangues, fruits de la passion, avocats et goyaves) mais aussi d'interdire le transport par des passagers et chercher l'insecte dans les vergers des zones à risques.
Christine Tayeh, coordinatrice scientifique de l’expertise à la Direction de l’évaluation des risques et laboratoire de la santé des végétaux de l’ANSES, a partagé ce mardi 2 avril sur France Bleu RCFM différentes recommandations, parmi lesquelles figurent “l’usage d’insecticides, bien évidemment, ainsi qu'un piégeage des mâles pour réduire leur reproduction et limiter la dissémination de la mouche. Si une zone en France s’avère infestée, il sera crucial de limiter la circulation des végétaux produits dans cette zone pour éviter de disséminer la mouche sur de longues distances”.

L'expérience de la "xylella fastidiosa"
Le ministère de l’Agriculture souligne l’importance des pièges, des insecticides, et de la restriction de circulation des végétaux dans les zones touchées. Depuis la crise de la "xylella fastidiosa" en 2015, la Corse applique déjà des mesures strictes pour limiter -de manière très large- l’introduction et la propagation de maladies végétales. Toutefois, comme l’indique Thierry Botella, pépiniériste à Furiani, les dérogations nécessaires pour l’importation de végétaux sont devenues plus accessibles : “En début d’année, nous faisons une demande auprès de nos fournisseurs qui nous transmettent les documents nécessaires", explique-t-il. "Après validation par la DSPPV, nous sommes tranquilles pour toute l’année. Nous travaillons avec plusieurs pays et avons remarqué une nette diminution des maladies depuis l’instauration de ces suivis”.

source: francebleu.fr