RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

Il est communément établi que la récolte céréalière 2025 en Tunisie est exceptionnelle comparée à celles qui l’avaient précédée au cours des dernières années. Le constat est d’autant plus pertinent qu’il est posé aussi et surtout par le Système mondial d’information et d’alerte rapide sur l’alimentation et l’agriculture (SMIAR), se référant à l’abondance des précipitations en janvier qui ont  amélioré les conditions des cultures céréalières en 2025. Déjà, rappelle-t-il, la  production céréalière s’était  redressée en 2024 par rapport à la production de l’année précédente affectée par la sécheresse
La campagne céréalière d’hiver 2025 a débuté, cependant,  par des conditions météorologiques sèches durant  la période de plantation en octobre et novembre 2024. Mais  les précipitations abondantes de janvier 2025 ont, de toute évidence,  amélioré l’humidité du sol dans la région septentrionale. Des conditions météorologiques favorables, associées au soutien financier fourni par la Banque nationale dans le but d’étendre la superficie plantée, ont été suffisantes pour favoriser les perspectives de production en 2025. Si les conditions météorologiques favorables persistent en mars et mai 2025, les rendements devraient être supérieurs à la moyenne.
Reprise de la production céréalière en 2024
La production céréalière de 2024 est estimée à environ 1,5 million de tonnes, soit près de trois fois plus que la production de 2023 affectée par la sécheresse, tout en restant inférieure d’environ 6 pour cent à la moyenne quinquennale. Malgré un certain retard dans les semis de céréales d’hiver dû à des précipitations limitées et à des températures élevées, la croissance des cultures s’est améliorée dans les régions du nord et du centre, reflétant des conditions météorologiques favorables entre décembre 2023 et avril 2024.

Les besoins d’importation inférieurs à la moyenne en 2025

Le SMIAR estime que les besoins d’importations céréalières pour la campagne de commercialisation 2024/25 (juillet/juin) devraient être inférieurs à la moyenne de 3,5 millions de tonnes. Les importations de blé, qui constituent plus de la moitié des importations globales de céréales, devraient s’élever à environ 2 millions de tonnes, soit environ 2 pour cent de plus que la moyenne, grâce à l’abondante production de blé récoltée en 2024.
Il a , d’autre part, indiqué  que l’inflation des denrées alimentaires a diminué tout au long de 2024, atteignant environ 7 pour cent en février 2025 par rapport au même mois de l’année précédente, en baisse par rapport à un pic d’environ 16 pour cent en mai 2023. La hausse en glissement annuel a été tirée par les fortes augmentations des prix de la viande bovine, du poisson et de la volaille, respectivement de 21,4 %, 13,4 % et 10,5 %, tandis que les prix du pétrole ont chuté d’environ 16,2 %.
950 000 hectares emblavés
La Tunisie a alloué près de 950 000 hectares à la culture des céréales pour la saison agricole 2024/2025, avec la mise à disposition de 120 000 tonnes d’ammonitrate destinées aux grandes cultures. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts pour soutenir les agriculteurs et améliorer les rendements agricoles.
L’Office de l’Élevage et des Pâturages (OEP affirme que les récentes précipitations devraient accroître la demande en ammonitrate. Pour répondre à cette situation, des stocks suffisants sont déjà disponibles dans les réservoirs de Goubellat et au sein des unités du Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Cependant, la disponibilité des engrais reste tributaire des chaînes de transport, un point sur lequel le ministère de l’Agriculture dit veiller scrupuleusement.

Près de 80 % des superficies prévues pour la campagne agricole ont été emblavées, marquant une avancée significative dans la réalisation des objectifs fixés pour la saison. Les autorités compétentes ont rassuré les agriculteurs sur la disponibilité des engrais, affirmant que des dispositions sont prises pour faire face à tout imprévu.
Les précipitations récentes, notamment dans les régions du Nord, jouent un rôle crucial pour le succès des grandes cultures.  Ces pluies sont d’autant plus importantes qu’elles nourrissent les nappes phréatiques et auront des retombées positives sur l’ensemble des filières agricoles et forestières, ainsi que sur les ressources hydriques.
Les  pluies de  mars 2025 devraient renforcer encore davantage cette dynamique, offrant des perspectives optimistes pour la saison agricole en cours.

source: africanmanager.com