RÉPUBLIQUE TUNISIENNE | MINISTERE DE L'AGRICULTURE, DES RESSOURCES HYDRAULIQUE ET DE LA PECHE

RÉPUBLIQUE TUNISIENNE

La Tunisie, comme de nombreux pays africains, est confrontée à un fléau silencieux ; le stress hydrique. Chaque année, des milliers d’agriculteurs réduisent leur production, ou pire, abandonnent leurs terres par manque d’eau.
Les solutions existantes, bien que nombreuses, restent insuffisantes.
Les capteurs de sol offrent des mesures trop localisées et peu fiables, les solutions basées sur l’intelligence artificielle et la météo sont plus générales mais peu spécifiques aux conditions réelles des plantes, et l’imagerie satellitaire, bien que plus précise, reste encore insuffisante pour des actions localisées ou en temps réel.
Physicien néerlandais spécialisé en nanophotonique et en imagerie laser, Timmo van der Beek, a mis au point en Tunisie la société Laboratoire Laser Afrique, avec pour mission de proposer des solutions basées sur la lumière (laser, solaire ou autres) pour répondre aux défis de l’industrie et de l’agriculture.
Cette technologie traduit ensuite l’évolution de ce stress en recommandations précises concernant la quantité d’eau et le moment optimal pour l’irrigation, accessibles en temps réel via une application mobile. LDIMS peut également être intégré comme module complémentaire à un système d’irrigation intelligent existant.
"Notre capteur fournit des données précises en temps réel. Une gestion plus fine de l’irrigation permet d’augmenter les rendements agricoles d’environ 30 %, de réduire significativement l’usage de pesticides et d'engrais, et de diminuer la consommation d’eau jusqu’à 60 %. Dans des régions où plus de 80 % de l’eau douce est destinée à l’agriculture, ces améliorations ont un impact immédiat et concret sur la qualité de vie des populations locales et sur la préservation des ressources naturelles", précise Timmo van der Beek.
La Tunisie est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. Les principaux défis auxquels l’agriculture tunisienne est confrontée sont la dégradation des sols et la sécheresse persistante.
À cela s’ajoutent des problématiques sociales et organisationnelles qui, si elles ne sont pas adressées, aggravent encore les risques liés aux maladies des plantes et aux infestations.
Souvent les outils existants pour faire face à ces défis ne sont pas adaptés aux besoins africains en termes de prix, contexte ou mode d’utilisation.
Cette solution attendue à la 2ᵉ édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne qui s’ouvrira du 25 au 29 mai 2025 au Sénégal, comprend cette spécificité, et est capable de répondre en fonction du contexte avec des solutions adaptées.
Pour y parvenir, il faudra favoriser la collaboration, la transparence, et nourrir une réelle volonté de remettre en question certaines pratiques traditionnelles pour les rendre plus performantes et durables.

source: agridigitale.net